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*   Avoir un regard neuf sur le monde

[pendant la méditation]
Quand l´esprit s´égare dans des pensées, nous prenons conscience de : « je pense », puis nous observons le caractère impermanent de nos pensées et comment, la plupart du temps, elles se déroulent sans rime ni raison.
C´est là une prise de conscience intéressante car elle nous permet de déduire que nous ne devons pas accorder trop de crédit à la plupart de nos pensées, qu´elles sont sans importance, sans fondement, et loin d´être assez fiables pour soutenir notre croyance en un « moi ».

Sans une telle expérience, nous risquons de continuer à croire en la réalité absolue de toutes nos pensées et en faire le fondement de notre vie.
Mais quand, à la lumière de la méditation, nous constatons que nous ne pouvons même pas nous rappeler ce que nous pensons d´une seconde à l´autre, cette conviction est ébranlée et disparaît à jamais.
Attention : dire que nous commençons à douter de nos pensées ne signifie pas que nous doutons de nous-mêmes mais seulement de nos idées et de nos opinions ´ c´est une pratique des plus précieuses.

Les points de vue sont toujours basés sur la croyance erronée en l´existence d´un « moi » et sont donc déformés par ce postulat.
Généralement, notre esprit est rempli d´idées, d´espoirs, de projets, de souvenir et d´opinions.
Le vrai et le faux sont souvent une question de culture et de tradition et n´ont pas de vérité ultime.
Ils encombrent l´esprit et ne laissent aucune place à un regard complètement neuf sur nous-mêmes et sur le monde.
Quand nous apprenons à accepter les choses comme elles se présentent, nous sommes sur la voie de la conquête sur nous-mêmes, celle qui libère des idées et des opinions.

Jeanne SCHUT, Et s’il suffisait d’être présent…



posté le 17 / MARS / 2017 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 12 / JANVIER / 2018

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