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*   Nous avons tous besoin de joie et de bonheur.

Le Bouddha a défini les cinq plaisirs des sens (l’argent, le sexe, la renommée, l’excès de nourriture et l’excès de sommeil) comme des obstacles à la pratique.
Ainsi l’obsession de la nourriture, la recherche de mets particuliers, entrave nécessairement la dite pratique.
Il en va de même pour les autres plaisirs des sens – si nous devenons leurs captifs ou s’ils nous obsèdent, ils formeront autant d’empêchements sur le chemin de la pratique.
Pour cette raison certains adeptes du bouddhisme ont littéralement peur de la joie et du bonheur ; ceux-là sont si convaincus que toutes les choses sont impermanentes et grosses de souffrances qu’ils n’osent pas apprécier la beauté et la merveille de la vie.
Mais la pratique de la Voie n’exclut en rien d’apprécier la douceur de l’air, le soleil couchant, un verre d’eau fraîche… Goûter les choses avec justesse ne saurait nous plonger dans la souffrance ni nous piéger dans les filets de l’attachement.
Si nous les reconnaissons comme impermanentes, nous pouvons légitimement en tirer du plaisir.
En vérité, la paix et la joie réelles ne sont possibles que lorsque nous percevons clairement la nature de l’impermanence.
Joie et bonheur en ce qu’ils sont bénéfiques, favorisent le bien-être du corps et de l’esprit et nous aident à avancer sur le chemin de la pratique.
Nous avons tous besoin de joie et de bonheur.
Nous devons simplement nous rappeler que toutes les choses sont impermanentes et soumises au changement – y compris la douceur de la brise et le soleil couchant.

THICH NHAT HANH, Le silence foudroyant



posté le 16 / JANVIER / 2017 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 24 / FÉVRIER / 2018

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