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*   Il n’y a pas un seul phénomène de l’univers qui ne nous concerne de façon intime

La vie est une réalité, pourquoi la découper en morceaux et appeler « soi » tel ou tel morceau ? Ce que nous appelons « soi » n’est fait que d’éléments non-soi. Quand nous regardons une fleur, par exemple, nous la considérons comme différente des choses « non-fleur ». Mais en regardant plus en profondeur, nous voyons que tout le cosmos est présent dans cette fleur. Sans tous les éléments non-fleur, le soleil, les nuages, la terre, le jardinier, les minéraux, la chaleur, les rivières et la conscience, la fleur ne pourrait pas exister. C’est pourquoi le Bouddha nous enseigne que le soi n’a pas d’existence propre.

         Il n’y a pas un seul phénomène dans l’univers qui ne nous concerne de façon intime, depuis le galet reposant au fond de l’océan jusqu’au mouvement des galaxies à des millions d’années lumière de distance. Tous les phénomènes sont interdépendants. Qu’il s’agisse d’un grain de poussière, d’une fleur ou d’un être humain, nous ne pouvons nous défaire de l’idée qu’une chose existe en soi, solide et permanente. Nous traçons une ligne de démarcation entre l’un et le multiple, entre une chose et une autre. Mais quand nous avons réalisé la nature interdépendante de la poussière, de la fleur, et de l’être humain, nous comprenons qu’il ne peut y avoir d’unité sans diversité. L’unité et la diversité s’interpénètrent librement. L’unité est la diversité ; la diversité est l’unité. C’est le principe de l’interêtre.


THICH NHAT HANH, Ce monde est tout ce que nous avons



posté le 07 / JANVIER / 2017 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 15 / AVRIL / 2018

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