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*   Le quatre-vingt quatrième problème (suite1)

… Espérer que nos difficultés disparaîtront est vraiment notre principal problème.
Nous résistons à notre vie telle qu'elle est parce que, si nous acceptions de la voir ainsi, cela signifierait abandonner nos idées sur ce qu'elle devrait être.
Cette résistance est inhérente à l'être humain.
L'un des grands défis, dans la vie de pratique, c'est que celle-ci finit par mettre en évidence tous les problèmes que nous ne voulons pas affronter. Alors nous résistons.
Cette résistance est elle-même une réaction conditionnée ; c'est l'effort de l'ego pour garder le contrôle, la peur d'abandonner le connu, même si ce connu nous rend malheureux.
La résistance revêt de nombreux aspects.
Nous pouvons refuser de nous asseoir en méditation, choisir de nous évader dans le monde des pensées, refouler ou éviter les douleurs émotionnelles, nous accuser de tous les défauts ou dénigrer notre vie.
Quelque soit la forme qu'elle peut prendre, la résistance n'apporte pas la paix.
En réalité, nous donnons de la force aux choses auxquelles nous résistons parce que nous les solidifions, nous leur accordons le pouvoir de s'installer dans notre vie.
C'est parce que nous repoussons nos monstres que nous les rendons tellement réels.
Mais le contraire est également vrai.
Quand nous acceptons d'accueillir la vie telle qu'elle est, qu'elle nous plaise ou non, notre relation à ce que nous avons voulu éviter commence à changer.
Jusque là, nous pensions sans doute que nous n'avions pas d'autres choix que de repousser ces choses, mais quand nous observons notre résistance, nous voyons que ce schéma ne fait que perpétuer la souffrance.
Le simple fait d'être prêt à regarder au lieu de résister suffira à nous détendre, et peut-être même à ouvrir un espace au sein duquel nous pourrons avoir une expérience directe de ce à quoi nous résistions.



Ezra BAYDA Vivre le zen



posté le 14 / MAI / 2015 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 08 / DÉCEMBRE / 2018

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