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*   L’ouverture à l’inconnu.

Nous pouvons considérer les notions comme telles et les utiliser comme instruments sans pour autant en devenir le jouet.
Abandonner nos notions veut dire ne pas se laisser enchaîner par elles.
Nous devenons le jouet de nos notions dès que nous commençons à nous attacher et à nous identifier à elles.
Cette identification à des notions est particulièrement gênante lorsque vient le moment de découvrir qui nous sommes : nous avons tendance alors à croire que nous sommes les notions de ce que ou de qui nous sommes.
Quand nous lâchons prise avec ces notions, nous réalisons directement que nous ne savons pas de tout ce que, ou qui, nous sommes, et cet état d?ouverture à l?inconnu est précisément qui nous sommes.
L?ouverture à l?inconnu exprime l?essence de notre pratique de l?assise.
«Faire zazen, dit le Sixième Patriarche, Hui-neng, c?est réaliser la liberté absolue et demeurer mentalement imperturbable en toutes circonstances, que celles-ci soient bonnes ou mauvaises.
» Autrement dit l?assise consiste uniquement à laisser apparaître ce qui apparaît et à le laisser disparaître sans poursuivre les pensées ni tenter de les éliminer.
On ne fait que permettre aux pensées et aux sentiments d?apparaître et de disparaître, sans s?y attacher.
Les phénomènes vont et viennent, on les observe comme le cours ordinaire de la vie.

Bernie GLASSMAN Le cercle infini



posté le 23 / OCTOBRE / 2016 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 24 / FÉVRIER / 2018

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