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*   Pratiquer avec la colère

D'abord, nous en prenons conscience et nous nous rappelons qu'elle fait partie de notre chemin spirituel.
Ensuite nous veillons à ne pas tomber dans nos habituelles stratégies de refoulement ou d'autojustification et de condamnation de l‘autre.
Troisièmement, nous voyons clairement les pensées auxquelles nous croyons et nous les étiquetons.
Quatrièmement, nous avons un ressenti physique direct de l'expérience de la colère.
Le fait que nous soyons prêts à accueillir ainsi une émotion nous permet de cesser de nous identifier à elle.
Nous voyons que ce que nous sommes vraiment est bien plus vaste que ce petit « moi » auquel nous voulons croire.
Nous devons comprendre qu'il n'est pas mal de ressentir de la colère ;
c'est simplement notre réaction conditionnée à la vie quand elle ne s'accorde pas avec notre vision des choses.
Nous ne faisons qu'empirer une situation quand, à la colère, nous ajoutons auto-jugement et haine de soi, tous deux enracinés dans d'autres images idéales de ce que nous devrions être, de ce que la vie devrait être.
Au lieu de cela, nous pouvons introduire dans notre pratique un sentiment de bienveillance – dont l'essence est le non-jugement – ce qui allégera le poids et l'importance que nous accordons à notre petit drame personnel.



Ezra BAYDA Vivre le zen



posté le 14 / MAI / 2015 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 08 / DÉCEMBRE / 2018

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