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*   Laisser l’autre être l’autre.

Nous parlons de désengagement, de désinvestissement, de conscience pure, non seulement dans la pratique de zazen, mais aussi comme une attitude qui devrait inspirer notre vie et nos activités de tous les jours.
La voie du zen est-elle donc dépourvue de tout sentiment et de toute émotion, vide de joie et d'amour ?
C'est là une fausse vision du zen.
Parce qu'au cœur du zen, il y a karuna (la compassion), upeksha (l'équanimité), mudita (la joie), et maitri (la bienveillance).
L'équanimité – la sérénité – qui vient du non-attachement, l'upeksha que le bouddhisme enseigne, n'est pas seulement un non-attachement.
Cela ne signifie pas que vous ne devez pas vous engager dans la vie avec les gens et les évènements.
Plutôt, le non-attachement d'upeksha, c'est être libre de l'attachement à nos idées et idéologies, à nos images et à nos représentations de nous-même, à nos désirs et à nos haines ; c'est une libération de notre égoïsme et de notre narcissisme.
C'est être ouvert au monde et aux autres :
C'est laisser l'autre être l'autre en affirmant « c'est bien que tu existes ».
C'est l'attention bienveillante envers l'individu dans sa réalité concrète.
Pour utiliser un terme zen, c'est « l'intimité » avec soi-même et avec les autres.

Nous n'avons nulle part où nous tenir et là est notre maison.


Samy AMA Cœur zen, Esprit zen.



posté le 14 / MAI / 2015 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 18 / JUIN / 2018

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