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*   Alors la vache se met à brouter…(suite)

La méditation fournit un pâturage immense et riche à une vache agitée…

Il faut de l’attention pour reconnaître l’agitation et s’identifier avec elle, tandis que la conscience est nécessaire pour fournir une riche prairie, un grand espace à la vache agitée.
Ainsi l’attention et la conscience sont-elles toujours complémentaires.
L’attention est le processus visant à établir une relation directe, précise avec des situations individuelles.
Elles n’ont besoin ni d’éloges ni de blâmes.
On les considère simplement comme des conditions passagères. L’attention est comme un microscope.
Il a simplement pour fonction de présenter clairement ce qui est là.

La conscience consiste à voir la découverte de l’attention. Nous n’avons pas à rejeter ni à retenir les phénomènes de l’esprit.
La précision de l’attention peut être laissé telle quelle parce qu’elle dispose de son propre environnement, de son propre espace.
Ainsi la conscience est-elle un pas de plus en direction de l’absence de choix dans les situations.
Ayant fait l’expérience de la précision de l’attention, nous pourrions nous demander :
 « Que dois-je en faire ? Que puis-je faire ensuite ? »
Et la conscience nous rassure : nous n’avons pas réellement à en faire quelque chose, mais nous pouvons la laisser à sa place naturelle.

C’est comme lorsque nous découvrons une belle fleur dans la jungle ; allons- nous la cueillir pour l’emporter chez nous, ou la laisser là où elle est ?
La conscience nous dicte de laisser la fleur dans la jungle qui est le milieu naturel où pousse cette plante.
Ainsi la conscience est-elle la disposition à ne pas s’accrocher aux découvertes de l’attention et l’attention n’est-elle que précision ; les choses sont ce qu’elles sont.

Chogyum TRUNGPA, Le mythe de la liberté.



posté le 23 / NOVEMBRE / 2015 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 08 / DÉCEMBRE / 2018

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