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*   Le dur et le doux – suite

Quand nous voyons que l'esprit a recommencé à vagabonder, nous réagissons
habituellement en ajoutant jugements et condamnations :
« C'est trop difficile », « je suis trop nul » .
Ces jugements ne font que renforcer la carapace qui endurcit notre coeur.

Déployer de l'espace autour du coeur nous permet de mettre fin à l'approche « dure » de cette lutte contre
nous-mêmes où nous repoussons la confusion en la qualifiant de négative ou d'illusoire.

Nous adoucir permet de faire émerger notre compassion et notre bonté naturelles, et celles-ci, à leur
tour, nous permettent de rester présents à ce qui est, quoi qu'il advienne.

Cela ne signifie pas que nous aimons ce qui nous arrive, mais nous pouvons accueillir les choses différemment.
Notre mélodrame, notre douleur et notre souffrance nous semblent parfois aussi terrible que la mort.

Mais la pratique spirituelle nous apprend, entre autres choses, que ce poids qui nous pèse tant n'est en réalité qu'une combinaison de pensées auxquelles nous croyons très fort et de sensations physiques intenses.

Comprendre cela en le ressentant dans notre corps nous donne l'espace voulu pour accorder de la place à notre douleur, aussi désagréable soit elle.

Bien sûr, il nous faudra encore travailler avec elle.
Nous ne pouvons pas nous contenter de lui coller une étiquette « vide » et de prétendre la lâcher ; ce ne serait pas authentique.

Par contre, nous pouvons apprendre à l'aborder avec une certaine légèreté de coeur.

C'est ainsi que notre volonté se transformera et s'adoucira ; ego, lutte et combat feront place à
l'acceptation, à l'ouverture et à la bonne volonté.


Ezra BAYDA Vivre le zen



posté le 07 / JUIN / 2015 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 24 / FÉVRIER / 2018

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