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*   Appréciez cette vie même.

Ayez confiance dans le fait que votre zazen est le zazen des bouddhas et des maîtres du passé.
Vous n’avez pas à vous inquiéter à propos de quoi que ce soit.
Asseyez-vous simplement et appréciez que votre zazen soit le zazen des bouddhas.
Autrement dit, ce n’est pas « vous » qui êtes assis mais le Bouddha.
Souvent il arrive que notre pratique engendre certains effets – tels que l’éveil.
Mais pratiquer zazen dans le but de produire un effet particulier ou de donner naissance à certaines conditions est la mauvaise manière de pratiquer.
Quand nous disons que la pratique et l’éveil sont un, nous voulons dire que la pratique n’est pas un moyen par lequel on atteint quelque chose.

La pratique est en soi l’accomplissement de la vie originellement éveillée. Ce que vous espérez ou vous efforcez d’atteindre est déjà là ! Depuis le tout commencement, la Voie se manifeste parfaitement ici même.
Elle est toujours là, et c’est votre vie ! La réalisation, atteindre l’éveil, ce n’est rien d’autre que d’en être conscient.
Comment pratiquer le plus efficacement possible afin de réaliser cela ? Lorsque vous pratiquez la simple assise, shikantaza, pensez-vous : « Je suis en train de pratiquer shikantaza » ?
S’il en est ainsi, il vous faut faire attention à ce je. Quand vous pratiquez shikantaza soyez shikantaza . Laissez votre pratique de shikantaza être le zazen du Bouddha.
Il s’agit simplement de ne pas laisser le Bouddha et vous-même être séparés.

Ne vous séparez pas vous-même de shikantaza . Ne faites pas de distinction entre vous-même et le Bouddha, entre votre vie et la vie intrinsèquement éveillée. Pratiquez l’assise de cette manière.
Bien sûr, la faculté d’établir des distinctions est une fonction très importante de l’esprit, mais nous n’avons pas besoin de créer de problèmes.
Lorsque vous êtes assis, vous ne savez souvent pas quoi faire avec cet esprit discursif dont l’activité est incessante et continue indéfiniment. Comment l’arrêter ?
Vous ne pouvez pas l’arrêter ! Et arrêter l’esprit n’est pas non plus la solution. Que faire alors ?
Quand vous pratiquez, gardez à l’esprit que la pratique et la réalisation sont une.
Ne les séparez pas. Autorisez votre zazen à en être la manifestation, et soyez simplement assis.
Si des pensées surgissent, ce n’est pas un problème. Laissez-les simplement passer. Essayez.
Lorsque vous pratiquez ainsi, alors être assis, être debout, marcher, être allongé devient zazen.
S’il vous plait, ne poursuivez pas quelque chose d’autre, mais appréciez cette vie même avec toutes ses activités – comme la manifestation de la réalisation.


Taizan MAEZUMI, Appréciez votre vie



posté le 18 / JUIN / 2018 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 20 / OCTOBRE / 2018

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