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*   Etre libéré de l’emprise des sensations affectives

Même si nous ne nous en rendons pas toujours compte chaque vécu est éprouvé comme agréable, désagréable ou indifférent.

Inconsciemment nous réagissons à cet aspect de l’expérience par l’attachement, le rejet ou le désintérêt.

Ces réactions marquent un rapport confus au vécu, l’enjeu de la pratique de la méditation est la dissipation de cette confusion : voir profondément au-delà de toute méprise.

La dimension affective est le critère de valeur insoupçonné qui gouverne notre vie : nous sommes constamment à la recherche de plaisirs aussi légers soient-ils.

Qu’ils soient simples : manger un morceau de gâteau, boire une tasse de thé, ou plus sophistiqués : contempler un beau paysage, c’est toujours une quête de plaisir.

Nous sommes affectés par le moindre inconfort : lorsqu’un désagrément surgit nous réagissons immédiatement pour l’atténuer ou le faire disparaître.

Nous adhérons à ces critères de valeur sans même nous en rendre compte.

Au critère de plaisir-déplaisir le bouddhisme substitue celui de liberté.

Lorsqu’on prête attention à l’aspect désagréable d’une expérience on se rend compte qu’on n’est pas forcé de l’éviter, on peut très bien l’éprouver, avec un certain intérêt.

C’est désagréable, sans plus.

Au cours de la pratique peuvent surgir des expériences de calme et de sérénité : il s’agira de se déprendre de l’attachement à l’aspect parfois extrêmement plaisant du vécu.

Sans nier le plaisir, mais l’assujetissement au plaisir : libéré de l’emprise des sensations affectives.

Charles GENOUD Méditations bouddhistes Au-delà de l’inquiétude et de la quiétude



posté le 24 / FÉVRIER / 2018 *précédent suivant*

Dernière mise-à-jour le 20 / OCTOBRE / 2018

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